Les États-Unis saisissent l’infrastructure de deux outils d’un acteur lié à la Chine
Le 8 octobre, le ministère américain de la Justice et le FBI ont annoncé la saisie, autorisée par un tribunal, d’infrastructures liées aux outils Microscan et FishHub. Selon eux, ces outils étaient exploités par des acteurs liés à Integrity Technology Group, société chinoise sous contrat avec le gouvernement chinois.

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Pour les professionnels
Le contexte
Selon le ministère de la Justice, des documents judiciaires révélés dans le district ouest de Pennsylvanie décrivent Microscan, outil de reconnaissance qui sert à repérer des failles, et FishHub, outil d’hameçonnage ciblé qui télécharge ensuite d’autres logiciels malveillants. Microscan s’appuie sur un réseau d’objets connectés infectés par une variante de Mirai. Les cibles citées sont aux États-Unis, au Japon, en Pologne et à Taïwan. BleepingComputer compte sept domaines saisis. Un avis conjoint, dont l’identifiant est AA26-281A, publie des indicateurs de compromission.
Ce qui s'est passé, jour après jour
Le ministère de la Justice et le FBI annoncent des saisies de domaines autorisées par un tribunal, liées à Microscan et FishHub.
Les documents judiciaires, déposés dans le district ouest de Pennsylvanie, sont rendus publics et attribuent les outils à Integrity Technology Group.
Le FBI et des agences partenaires publient l’avis conjoint AA26-281A, avec des indicateurs de compromission.
Qui est concerné
À faire, dans l'ordre
Faire lire l’avis AA26-281A par les équipes de défense et importer ses indicateurs de compromission dans les outils de supervision.
Désactiver les services et ports inutiles, et exiger la double authentification sur les services exposés (messagerie, accès distant).
Appliquer rapidement les correctifs, en priorité sur les serveurs de messagerie et les accès distants (VPN) visibles depuis Internet.
Changer les mots de passe par défaut des caméras, routeurs et autres objets connectés.
En clair
Pour tout le monde
Les autorités américaines ont mis hors d’usage des sites qui servaient à deux outils d’attaque : l’un pour chercher des failles dans des réseaux, l’autre pour envoyer des courriels piégés. Elles disent que ces outils étaient utilisés par des acteurs liés à une société chinoise. Un avis technique, signé aussi par des agences d’Australie et de Nouvelle-Zélande, aide les équipes informatiques à repérer ces attaques. Chacun peut déjà changer le mot de passe par défaut de ses équipements connectés.
Ce que ça change dans le Pacifique
Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Wallis-et-Futuna
Les cibles citées par le ministère sont aux États-Unis, au Japon, en Pologne et à Taïwan ; aucune n’est située dans le Pacifique francophone. L’avis conjoint est toutefois cosigné par des agences australienne et néo-zélandaise, proches de la région : ses indicateurs de compromission peuvent aider les équipes qui défendent des infrastructures et administrations de Nouvelle-Calédonie, de Polynésie française et de Wallis-et-Futuna.
Réseau de sources
Qui a relevé l’alerte, et quelles autorités la documentent.
- BleepingComputer, le FBI perturbe des outils d’attaque chinois visant des infrastructures critiques
- Communiqué et avis conjoint
Sources (3)
- Relevé parRelevéBleepingComputer, le FBI perturbe des outils d’attaque chinois visant des infrastructures critiques (site externe, nouvel onglet)bleepingcomputer.com
- Communiqué et avis conjointAutoritéDépartement de la Justice, Justice Department and FBI Seize Vulnerability Scanning and Spear Phishing Tools (site externe, nouvel onglet)justice.gov
- Communiqué et avis conjointAutoritéAvis conjoint AA26-281A (8 octobre 2026) (site externe, nouvel onglet)ic3.gov