Institutions
Cybermalveillance.gouv.fr
- Assistance aux victimes de cybermalveillance français
- GIP ACYMA français
Cybermalveillance.gouv.fr est le dispositif national français d’assistance aux victimes d’actes de cybermalveillance : on y fait le diagnostic de son problème, on y lit des recommandations et on y trouve des professionnels référencés.
Pour comprendre
Pour tout le monde
Le dispositif est né en octobre 2017, en réponse à la Stratégie nationale pour la sécurité du numérique. L’État l’a confié à un groupement d’intérêt public, le GIP ACYMA, dont l’action repose sur trois axes : sensibiliser au risque numérique, assister les victimes et observer la menace. Le site s’adresse aux particuliers, aux entreprises et aux collectivités.
Pour aider les victimes, le groupement a constitué un réseau de professionnels en sécurité informatique implantés « sur l’ensemble du territoire national », qui peuvent être mis en relation avec elles par la plateforme. Un service en ligne voisin, 17Cyber, est proposé par la Police nationale, la Gendarmerie nationale et Cybermalveillance.gouv.fr : quelques questions déterminent l’attaque subie, puis le site renvoie vers des recommandations, un signalement ou un dépôt de plainte.
Dans le Pacifique, le site se consulte depuis Nouméa, Papeete ou Mata-Utu comme depuis n’importe quel accès à Internet. En Nouvelle-Calédonie, le Centre Cyber du Pacifique, centre de ressources local, s’adresse d’abord aux professionnels (téléphone 505.300, du lundi au vendredi de 8 h à 16 h) et renvoie les particuliers vers Cybermalveillance.gouv.fr. Le CERT-FR présente d’ailleurs ces centres régionaux comme un service complémentaire de la plateforme.
Un exemple
À Nouméa, une habitante clique sur le lien d’un SMS qui prétendait venir d’un transporteur et saisit ses coordonnées bancaires. Elle ouvre elle-même le site Cybermalveillance.gouv.fr, répond au diagnostic pour identifier l’attaque, puis lit les recommandations qui correspondent à son cas. Elle appelle aussi sa banque par son numéro habituel.
Les bons réflexes
Tapez vous-même l’adresse du site officiel plutôt que de suivre le lien d’un message qui prétend vous aider.
Commencez par le diagnostic en ligne : il identifie l’attaque et oriente vers les recommandations adaptées.
Gardez les preuves (captures d’écran, messages, références de paiement) avant de tout supprimer.
Une victime peut aussi déposer plainte : le site et 17Cyber indiquent la démarche.
À ne pas confondre avec
- ANSSIL’ANSSI est une agence de l’État chargée de cybersécurité : elle publie des recommandations et contribue à la défense des systèmes numériques.
- CERT-FRLe centre gouvernemental français de veille, d’alerte et de réponse aux cyberattaques. Il dépend de l’ANSSI et publie des alertes pour les acteurs publics et privés.
Termes voisins
- HameçonnageDans l’hameçonnage (en anglais, phishing), une demande imite un interlocuteur de confiance pour vous faire livrer un secret, payer ou installer un programme piégé.
- Piratage de compteUn piratage de compte (en anglais, account takeover) est un accès sans votre accord à votre compte, pour consulter son contenu, agir à votre place ou vous en exclure.
- RançongicielUn rançongiciel (en anglais, ransomware) est un Logiciel malveillant qui bloque vos fichiers ou votre appareil pour vous réclamer de l’argent.
- Usurpation d’identitéUsurper une identité (en anglais, identity theft), c’est utiliser les informations d’une autre personne pour agir en son nom et faire croire que l’on est elle.